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[Chronique] Balavoine(s) : un album globalement réussi et fidèle

Le 8 janvier prochain sortira un album très attendu. De grands artistes (et des moins connus) s’allient afin de proposer leurs versions des titres de Daniel Balavoine. Emmanuel Moire, Jenifer, Nolwenn Leroy, Christophe ou encore Marina Kaye, il y en a pour tout le monde. La Box Médias a pu écouter en avant-première ce disque. Voici notre review.

 

Le premier single officiel est également la piste d’ouverture. Tous les cris les S.O.S a été repris par ZAZ et le très est plutôt pas mal dans sa version 2015. La musicalité initiale de la chanson est toujours présente et la voix de la chanteuse parvient à nous embarquer quelque part, elle seule sait où. Les notes sont teintées d’émotion et ZAZ livre son interprétation avec beaucoup d’humilité.

La surprise est peut-être de retrouver Zaho sur Sauver l’amour. De base, la chanson est déjà très entraînante, mais l’est encore plus dans sa nouvelle version. La chanteuse propose des couplets doux et nuancés avant de se laisser envahir par le rythme plutôt très entraînant sur les refrains. Un potentiel futur single. Point fort, les moments instrumentaux après les refrains, qui font toute la différence.

Un enfant assis attend la pluie est repris par Nolwenn Leroy. La chanteuse propose une atmosphère sombre et planante, proche de celui de Mylène Farmer, ici. Durant près de 6 minutes, la jeune femme propose son interprétation, poignante, de la chanson et ne nous perd pas. Pari réussi.

L’univers de Raphaël colle-t-il à celui de Daniel Balavoine ? C’était la grande question lors de l’annonce de sa participation au disque. Sur Soulève-moi, la réponse est non. Certes la réorchestration est parfaitement menée et les cordes sont agréables mais la voix du chanteur est bien trop effacée et pas assez puissante pour cette chanson.

Marina Kaye joue la carte de l’originalité en reprenant le tube S.O.S d’un terrien en détresse dans sa version anglaise, Only The Very Best. Ca passait ou ça cassait mais là, c’est un bonheur. L’émotion est toujours de mise dans un univers musical proche de celui de la chanteuse, une pop sombre qui donne beaucoup de cachet à cette reprise pourtant entendue de nombreuses fois.

C’est en reprenant Si je suis fou qu’Ours fait son retour. Des choeurs à la voix électrique, une interprétation édulcoré, un rythme plutôt entraînant. En soit, un titre que l’on écoute une fois sur la route des vacances mais qui ne retient, hélas, pas notre attention.

Bessa a repris Partir avant les miens et nous laisse un sentiment étrange. La voix de la chanteuse ne nous emporte pas et les instruments et la direction musicale décidée pour cette version ne donne emballe guère. On passe…

C’est Josef Salvat qui a repris Pour la femme veuve qui s’éveille et c’est une belle, voire très belle, piste qui s’offre à nous. Une dimension plus urbaine, mais pas moins émouvante est proposée. Une voix subtile et nuancée est mise en avant.

Lucie est reprise par Christophe, et c’est une belle surprise. Le voix à fleur de peau et presque cassée du chanteur apporte beaucoup de cachet à la chanson très touchante. Avec peu d’instruments pour soutenir la voix, l’émotion est portée (et perçue) plus rapidement.

Ce titre était déjà un tube avant d’être repris par Liane Foly, qui lui a donné une nouvelle vie. Cette fois, c’est Florent Pagny qui emporte La vie ne m’apprend rien dans son univers. Pas d’énorme changement pour cette chanson, même si on entend bien la ré-orchestration, qui ne fausse en aucun cas l’univers d’origine qui lui avait donné Daniel Balavoine.

Les Cats On Trees proposent leur version d’Aimer est plus fort que d’être aimé. Le titre est sympathique, mais perd un peu en émotion. De plus, ce n’est pas celui qui retient le plus notre attention. La faute à qui ? A quoi ? Peut-être le manque d’émotion dans ces paroles touchantes.

Vivre ou survivre est un tube et le reprendre n’était pas forcément un cadeau. Cette nouvelle version chantée par Shy’m se rapproche d’un univers électrique d’un Etienne Daho. Difficile de se laisser emporter dans l’univers de la chanteuse alors que la chanson originale est inscrite dans les mémoires de tous. Cela se laisse tout de même écouter.

Pour une surprise… Damien Lauretta propose sa version de Quand on arrive en ville. Au programme : un titre dans une version plutôt acoustique, estivale, et qui se rapproche du tube Prayer in C de Lilly Wood And The Prick. Mention spéciale pour les envolées aigus du chanteur. Un nouveau single potentiel pour ce disque de reprises.

Quel bonheur d’entendre à nouveau Jenifer. La chanteuse a enregistré une reprise de Mon fils, ma bataille, et c’est une réussite. Titre revisité mais pas dénaturé. Une envolée que l’on attend jusqu’à la fin du titre et qui arrive comme une cerise sur le gâteau. Entre puissance et douceur, Jenifer réussit son pari. C’est une fois encore un potentiel futur single.

L’Aziza va en surprendre plus d’un. Féfé a décidé de donner une direction musicale plus reggae au titre. Une dimension qui passe ou qui casse mais qui donne une nouvelle atmosphère, c’est indéniable, au morceau.

Pour sa version du titre Le chanteur, Emmanuel Moire commence doucement, en enveloppant le titre d’une dimension planante, un aspect spécial, qui laisse ensuite la place à une rythmique entraînante et à des envolées appréciables.Une reprise qui nous emporte et qui nous fait voyager, jusqu’à la dernière seconde.

Cleo est à la tête de Dieu que l’amour est triste et notre avis est mitigé. La réorchestration est réussie et la voix plutôt rauque marque sa différence mais on n’est pas emporté par cette nouvelle version.

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Les titres qu’il faut exploiter : Mon fils, ma bataille; Sauver l’amour et Quand on arrive en ville.

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Balavoines album Chronique réalisée par Thomas Monnier      //    Disque disponible dès le 8 janvier 2016

Précommande : Amazon // Fnac

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About Thomas Monnier (925 Articles)
Rédacteur en chef ¤ Spécialiste musical ¤ Twitter : https://twitter.com/ThomasMonnier27

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